Basilique de Longpont

  • La Basilique de Longpont (91) et le Secteur Pastoral de Montlhéry-Longpont

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Je te rembourserai…

Il paraît qu’on a des dettes. On est tous endetté. En naissant, chaque petit français reçoit en héritage une partie de la dette de notre pays : 1591,2 milliards (1 591 200 000 000) d’euros pour la France en 2011.
On hérite donc d’une dette. C’est comme le péché originel. Ça vous donne mauvaise conscience de vivre bien, ça vous empoisonne l’espérance, ça vous plombe l’avenir. C’est même pire que le péché originel car, apparemment, ça ne peut pas l’effacer. On la payera et on la paye déjà car les « marchés financiers » sont impitoyables avec les endettés.
Partout on entend la rhétorique de la dette. Certains disent qu’on a une dette envers la planète, et qu’il ne faut pas la maltraiter, d’autres qu’on a une dette envers les générations à venir dont il ne faut pas ruiner les conditions de vie. D’autres disent qu’on a une dette envers ceux qui se sont battus pour la liberté et la démocratie.
La parabole d’aujourd’hui parle aussi le langage de la dette : « dix mille talents, c'est-à-dire soixante millions de pièces d'argent ».
La Bonne Nouvelle d’aujourd’hui c’est qu’on peut se libérer de sa dette, même quand elle est énorme. Notre Dieu ne veut pas garder de dette, le passé raté ça ne l’intéresse pas. Ne dites pas que c’est trop facile d’effacer les ardoises. Le prix à payer pour le pardon c’est le pardon lui-même. Pour recevoir la miséricorde, il faut la donner. Je pense que le prêtre, au sacrement de la réconciliation, devrait toujours tendre une enveloppe timbrée à celui qui vient de recevoir le pardon pour qu’il envoie tout de suite un mot de réconciliation ou d’amitié à quelqu’un d’oublié.
On se libère en libérant la dette des autres. Combien de fois dois-je lui pardonner ? Le pardon libère de la dette. Il ouvre une brèche dans la mémoire blessée. Il voit l’avenir ou plutôt il accueille le temps présent. Pardonner à son frère de tout son cœur, c’est devenir plus léger qu’un colibri qui butine.

Père Frédéric Gatineau
Septembre 2011